 |
Accueil > Bibliothèque > Historique du projet > Besoin de remise à neuf
Besoin de remise à neuf
Malgré l’excellent rendement de la centrale depuis sa mise en service en 1983, des composants clés du réacteur (tubes de force et tuyaux d’alimentation) devront bientôt être remplacés. On a déjà remplacé des tubes de force et des tuyaux d’alimentation individuels, mais le nombre de composants à remplacer augmente rapidement à partir d’environ 2008.
Étude Hagler Bailly
En vue de plusieurs problèmes techniques et d’exploitation survenus à la centrale entre 1995 et 1997, Énergie NB a mandaté Hagler Bailly à faire une évaluation technique et économique de Point Lepreau. Certains événements importants pendant cette période ont réduit le facteur de capacité et entraîné d’autres coûts EEA, mettant en question la viabilité de l’exploitation de la centrale. Le rapport, publié en 1998, a conclu qu’il ne fallait pas mettre Point Lepreau à l’arrêt à court terme, et qu’en raison des prix du gaz naturel au moment il pourrait être raisonnable, du point de vue économique, de prolonger la vie de la centrale au moyen de la remise à neuf entre 2005 et 2011. La date la plus probable pour le début de l’arrêt était en 2008. Le rapport a recommandé que l’entreprise continue ses investissements dans la centrale pour préserver l’option de la remettre à neuf.
Amorcement du projet
Au milieu de 1999, Énergie NB a décidé de commencer à planifier la remise à neuf et à prévoir un arrêt qui commencerait en avril 2006. Cette date a été choisie pour permettre un chevauchement de deux ans, compte tenu du fait que la province subirait des conséquences économiques difficiles si la centrale devait être mise à l’arrêt plus tôt que prévu. En février 2000, on a présenté un plan préliminaire d’évaluation de la remise à neuf présenté au conseil d’administration d’Énergie NB. Le conseil a donné son approbation à une étude définissant la portée détaillée et les coûts estimés de la remise à neuf de Point Lepreau par opposition à une autre source d’énergie. Il fallait finir l’évaluation avant la fin de 2001 pour qu’une décision soit prise à temps pour permettre les quatre années de travail d’ingénierie requises avant le début prévu de l’arrêt en avril 2006.
Phase I – Définition du projet
En décembre 2001, Énergie NB a achevé une étude complète de deux ans sur la portée et le coût d’une remise à neuf de Point Lepreau qui assurerait son exploitation pendant encore de 25 à 30 ans. L’étude comprenait une évaluation rigoureuse des systèmes de la centrale du point de vue du vieillissement et de l’obsolescence. Selon l’étude, la majorité des composants de la centrale pourraient fonctionner plus longtemps sans être remplacés ou modifiés au-delà des activités d’entretien normales. On a fait une évaluation approfondie de la sécurité et du permis et entamé un long dialogue avec le personnel de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) pour qu’Énergie NB comprenne bien les attentes de l’agence de réglementation. À la suite de ces travaux, on a calculé la portée et le coût du projet. Énergie NB a comparé ces données, et celles sur les coûts d’exploitation à long terme de Point Lepreau, aux coûts des autres filières de production de l’énergie, et a trouvé que la remise à neuf de Point Lepreau représentait l’option la plus rentable.
|